Au sommaire 10 parties
- Aide à domicile pour personnes âgées : qui peut payer quoi ?
- L’APA à domicile : l’aide principale pour les GIR 1 à 4
- Aide ménagère de la caisse de retraite pour les GIR 5 et 6
- L’aide ménagère du département, sous conditions de ressources
- Aides ponctuelles : après une hospitalisation ou en l’absence d’un proche
- Crédit d’impôt aide à domicile : 50 % des dépenses
- Exonération de charges patronales : le seuil de 70 ans est devenu 80 ans
- Emploi direct, mandataire ou prestataire : comment choisir
- Portage de repas, téléassistance : les services qui complètent l’aide à domicile
- Par où commencer : la marche à suivre
L'essentiel
- À partir de 60 ans, en perte d’autonomie classée GIR 1 à 4, la personne relève de l’APA, versée par le département.
- En GIR 5 ou 6, c’est la caisse de retraite qui peut financer des heures d’aide, après une visite à domicile.
- L’aide ménagère du département vise les petits revenus : moins de 1 043,59 € par mois seul, 1 620,18 € en couple (2026).
- Le crédit d’impôt couvre 50 % des dépenses, dans la limite de 12 000 € par an, majorée dans certains cas (impots.gouv.fr, dépenses 2025).
- Depuis 2026, l’exonération de charges patronales liée à l’âge ne s’applique plus dès 70 ans : le seuil est passé à 80 ans.
Aide à domicile pour personnes âgées : qui peut payer quoi ?
Quelques heures d’aide à domicile par semaine, tous les mois, finissent par peser sur un budget de retraité. Heureusement, il existe plusieurs aides. Elles ne s’adressent pas toutes aux mêmes personnes, et c’est là que beaucoup de familles se perdent.
Le plus simple est de raisonner en deux temps. D’abord le niveau d’autonomie, qui se mesure avec la grille AGGIR et classe la personne dans un groupe iso-ressources (GIR) de 1 à 6. Le GIR 1 correspond à la perte d’autonomie la plus lourde, le GIR 6 à une personne autonome pour les gestes de la vie courante. Vous trouverez le détail dans notre guide sur la grille AGGIR. Ensuite, les ressources du foyer, qui ouvrent ou ferment certaines aides.
Le tableau ci-dessous donne la carte d’ensemble. Chaque ligne est détaillée plus bas.
| Aide | Pour qui | À qui s’adresser |
|---|---|---|
| APA à domicile | 60 ans et plus, GIR 1 à 4 | Département |
| Aide ménagère de la caisse de retraite | Retraités en GIR 5 ou 6, selon les ressources | Caisse de retraite |
| Aide ménagère du département | 65 ans et plus (60 si inapte au travail), petits revenus | Mairie ou centre communal d’action sociale (CCAS) |
| Aides ponctuelles (retour d’hôpital, absence d’un proche) | Retraités, selon la caisse | Caisse de retraite, caisse complémentaire |
| Crédit d’impôt de 50 % | Tous les foyers qui paient une aide à domicile | Déclaration de revenus, avance immédiate |
L’APA à domicile : l’aide principale pour les GIR 1 à 4
L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) est l’aide de référence pour le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie. Selon Service-public.gouv.fr, il faut avoir au moins 60 ans, résider en France de façon stable et régulière, et être classé en GIR 1, 2, 3 ou 4. Les personnes en GIR 5 et 6 n’y ont pas droit.
L’APA ne paie pas directement une heure de ménage. Elle finance un plan d’aide, construit après une visite à domicile de l’équipe médico-sociale du département. Ce plan peut servir à rémunérer un salarié que la personne emploie elle-même, ou un service d’aide à domicile. Une partie peut aussi être versée sous forme de Cesu préfinancé, un chèque emploi service universel déjà financé. Le département fixe ensuite une participation, qui dépend des ressources de la personne.
Nous avons consacré un guide complet à ce sujet : l’APA à domicile : conditions, montants et démarches. Retenez ici l’essentiel : si la personne relève de l’APA, c’est la première porte à pousser. Les autres aides de ce guide viennent en complément, ou à la place quand le GIR est trop léger.
Aide ménagère de la caisse de retraite pour les GIR 5 et 6
Quand la personne est trop autonome pour l’APA, la caisse de retraite prend le relais. Son action sociale s’adresse aux retraités classés en GIR 5 ou 6, qui ont besoin d’un coup de main pour l’entretien du logement, du linge, les repas ou les déplacements de proximité.
Le plan d’actions personnalisé et l’offre OSCAR
L’Assurance retraite propose une offre appelée OSCAR (offre de service coordonnée pour l’accompagnement de votre retraite). Elle comporte deux volets, d’après la page officielle « Être aidé au quotidien » :
- Des forfaits de prévention, pris en charge à 100 % dans la limite des fonds disponibles et d’un plafond annuel : aides techniques, téléassistance, petits travaux d’aménagement, livraison de courses, accompagnement informatique.
- Des heures d’accompagnement à domicile, prises en charge en partie selon les ressources : entretien du linge et du logement, aide aux déplacements à pied, préparation des repas, accompagnement à la toilette.
Le montant du plafond et la part prise en charge varient selon la caisse et le budget disponible. La page officielle ne donne pas de barème national : méfiez-vous des chiffres « tout prêts » trouvés sur d’autres sites, et faites-vous confirmer le montant par votre caisse.
Comment demander l’aide de la caisse de retraite
La demande se fait en ligne, dans l’espace personnel sur lassuranceretraite.fr (service « Demander une aide à l’autonomie »), ou par courrier avec le formulaire et les justificatifs, dont l’avis d’imposition. La caisse compétente dépend de l’histoire professionnelle : pour les personnes nées avant le 1er janvier 1953, c’est le régime où elles ont cotisé le plus longtemps. Pour les personnes nées après, c’est le dernier régime où elles ont cotisé. Les retraités agricoles passent par la Mutualité sociale agricole (MSA), qui a ses propres règles.
- Dépôt du dossier. En ligne ou par courrier, auprès de la caisse régionale.
- Visite à domicile. Un professionnel financé par la caisse évalue les besoins, avec un proche si la personne le souhaite.
- Proposition d’un plan. Il détaille les aides envisagées et la participation demandée.
- Courrier de la caisse. Il précise les aides accordées. Le service d’aide à domicile peut alors commencer.
L’aide ménagère du département, sous conditions de ressources
Le conseil départemental peut aussi financer une aide ménagère au titre de l’aide sociale. Elle s’adresse aux personnes qui ne perçoivent pas l’APA et dont les revenus sont modestes. Les conditions, d’après Service-public.gouv.fr et le ministère des Solidarités :
- avoir 65 ans ou plus, ou 60 ans ou plus si l’on est reconnu inapte au travail ;
- avoir du mal à faire les principales tâches ménagères, et avoir besoin de cette aide pour rester chez soi ;
- ne pas percevoir l’APA, car les deux aides ne se cumulent pas ;
- avoir des ressources mensuelles inférieures à 1 043,59 € pour une personne seule, ou à 1 620,18 € pour un couple (chiffres 2026, hors aides au logement).
Le département fixe le nombre d’heures, dans la limite de 30 heures par mois, ou 48 heures si chaque membre du couple y a droit. Une participation peut être demandée. La demande se dépose à la mairie ou au CCAS (centre communal d’action sociale). À Paris, il faut s’adresser au Centre d’action sociale de la Ville de Paris.

Deux points à connaître avant de demander
L’aide est versée soit directement au service d’aide à domicile, à condition qu’il soit habilité à l’aide sociale par le département, soit à la personne elle-même si elle emploie directement un salarié. Dans ce cas, elle doit justifier ses dépenses.
Autre point qui surprend : cette aide est une avance, remboursable après le décès sur la succession. Mais la récupération n’a lieu que si la succession dépasse 46 000 €. En dessous, rien n’est réclamé.
Aides ponctuelles : après une hospitalisation ou en l’absence d’un proche
Certaines aides ne durent pas. Elles servent à passer un cap : une convalescence, un retour de l’hôpital, l’absence d’un aidant parti en vacances ou malade.
L’aide à domicile momentanée de l’Agirc-Arrco
Les retraités de l’Agirc-Arrco (retraite complémentaire des salariés du privé) de 75 ans et plus peuvent bénéficier de l’aide à domicile momentanée. D’après la brochure de l’Agirc-Arrco datée de mars 2022, elle offre 10 heures d’aide à domicile sur 6 semaines au maximum, pour des courses, la préparation des repas, le ménage ou la toilette. La prestation est gratuite, car elle est entièrement prise en charge par la caisse. Condition : ne pas déjà recevoir une aide à domicile régulière de type APA tout au long de l’année.
Ces règles datent de 2022. Avant de compter dessus, vérifiez sur le site de l’Agirc-Arrco qu’elles n’ont pas changé.
L’aide au retour à domicile après hospitalisation (ARDH)
L’ARDH est une aide de courte durée de l’Assurance retraite. Elle prend en charge une partie du coût des services mis en place au retour d’une hospitalisation : entretien du logement, courses, repas, portage de repas, téléalarme, petits aménagements du logement. D’après la notice de la caisse :
- il faut être retraité du régime général et y avoir exercé sa plus longue activité ;
- l’aide est exclue si la personne perçoit déjà ou peut prétendre à l’APA ;
- le plan d’aide est limité à 3 mois et plafonné à 1 800 €, la part de la caisse dépendant des ressources ;
- la demande doit arriver à la caisse pendant l’hospitalisation, avant le retour. Le plus souvent, l’établissement de soins l’envoie lui-même.
La notice consultée porte une référence de mars 2011. Le plafond et la durée sont à confirmer auprès de votre caisse. Une évaluation à domicile a lieu après le retour, puis la caisse écrit pour préciser les aides accordées.
Crédit d’impôt aide à domicile : 50 % des dépenses
C’est l’aide la plus large, car elle ne dépend ni du GIR ni des ressources. Selon impots.gouv.fr, le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile est égal à 50 % des dépenses effectivement supportées, dans la limite de 12 000 € de dépenses par an. Les chiffres ci-dessous valent pour les dépenses de 2025, déclarées en 2026 (page mise à jour le 8 juillet 2026).
| Situation | Plafond de dépenses | Crédit maximal à 50 % |
|---|---|---|
| Cas général | 12 000 € | 6 000 € |
| Avec majorations (1 500 € par membre du foyer de plus de 65 ans ou par enfant à charge) | Jusqu’à 15 000 € | 7 500 € |
| Première année d’emploi direct d’un salarié | 15 000 € (18 000 € avec majorations) | 7 500 € (9 000 €) |
| Carte d’invalidité à 80 % ou pension d’invalidité de 3e catégorie | 20 000 €, sans majoration | 10 000 € |
La majoration de 1 500 € s’applique aussi, pour le crédit d’impôt seulement, pour un ascendant de plus de 65 ans bénéficiaire de l’APA. Le total ne peut pas dépasser 15 000 € sur les cas hors invalidité.
L’avance immédiate : ne plus avancer l’argent
Plutôt que d’attendre l’année suivante, on peut recourir à l’avance immédiate de crédit d’impôt. Avec le service Cesu+ ou avec un organisme de services à la personne qui le propose, la personne ne règle que le montant restant après déduction du crédit d’impôt. Le crédit perçu est ensuite prérempli sur la déclaration de revenus.
Ce qu’il faut savoir pour la déclaration
Le total des dépenses se reporte en case 7DB de la déclaration 2042. Les aides reçues (APA, prestation de compensation du handicap, Cesu préfinancé) se déclarent en case 7DR et viennent en déduction. Ces aides sont retranchées de la base : le crédit d’impôt ne porte que sur ce que le foyer a réellement payé de sa poche.
Pour les dépenses de 2026, déclarées au printemps 2027, vérifiez les plafonds sur impots.gouv.fr au moment de remplir la déclaration. Les règles fiscales peuvent bouger d’une année sur l’autre.
Exonération de charges patronales : le seuil de 70 ans est devenu 80 ans
Quand on emploie directement une aide à domicile, on est « particulier employeur » et on paie des cotisations patronales. Jusqu’à fin 2025, un employeur de 70 ans et plus en était automatiquement exonéré. Cette règle a changé.
Selon Service-public.gouv.fr, le décret n° 2026-261 du 8 avril 2026 a relevé l’âge à 80 ans à partir du 1er janvier 2026. Pour un couple, la condition est remplie dès que l’un des deux conjoints a atteint 80 ans. L’Urssaf, qui collecte les cotisations, précise que cette nouvelle règle s’applique aux particuliers employeurs à partir du 1er juillet 2026.
Conséquence concrète : un employeur de 72 ans qui comptait sur cette exonération paie désormais des cotisations que son voisin plus âgé ne paie pas. Les anciennes fiches qui parlent de « 70 ans » sont périmées.
D’autres cas d’exonération existent, liés à la dépendance ou au handicap de la personne aidée. Leurs conditions sont précises : vérifiez votre situation auprès du centre national Cesu ou de l’Urssaf avant de modifier votre déclaration.
Emploi direct, mandataire ou prestataire : comment choisir
Trouver l’argent est une chose. Choisir qui vient à la maison en est une autre. Trois formules existent, et elles ne se valent pas selon la situation.
| Formule | Qui est l’employeur | À retenir |
|---|---|---|
| Emploi direct | La personne aidée | Vous recrutez et déclarez vous-même. Il faut organiser les remplacements. |
| Mandataire | La personne aidée | Un organisme vous aide aux démarches, mais vous restez l’employeur. |
| Prestataire | Le service d’aide à domicile | Vous êtes client. Le service gère salaire, remplacements et obligations. |
L’emploi direct revient en général moins cher, car il n’y a pas d’intermédiaire. En contrepartie, la personne devient employeur : contrat, fiche de paie, congés, convention collective des salariés du particulier employeur. Si l’aide est absente, il faut trouver quelqu’un d’autre. Le prestataire coûte plus cher à l’heure, mais le service assure la continuité. Pour des personnes isolées ou fragiles, beaucoup de familles préfèrent cette formule.
Le Cesu pour déclarer simplement
Le chèque emploi service universel (Cesu) est un moyen de déclarer et de payer un salarié à domicile. Il simplifie les démarches de l’employeur : c’est l’Urssaf qui calcule les cotisations à partir des heures déclarées. Le Cesu préfinancé est différent : c’est un titre de paiement déjà alimenté, par un département dans le cadre de l’APA par exemple, ou par une caisse de retraite.
Si le plan d’aide APA prévoit un salarié, le département demande de déclarer ce salarié embauché avec le formulaire cerfa n° 10544. Dans tous les cas, demandez un devis écrit aux services que vous comparez, et vérifiez qu’ils sont habilités à l’aide sociale si vous comptez sur une aide du département.
Portage de repas, téléassistance : les services qui complètent l’aide à domicile
Une aide à domicile ne fait pas tout. Pour tenir longtemps chez soi, d’autres services entrent en jeu.
Le portage de repas livre des repas à la maison, souvent via la commune ou le CCAS, parfois via des entreprises privées. Les tarifs sont fixés par chaque organisme : comparez-les. L’Assurance retraite cite le portage de repas parmi les services que l’ARDH peut financer après une hospitalisation, et la livraison de courses parmi les forfaits de prévention d’OSCAR. Avant de vous engager, demandez le tarif par écrit et le délai de mise en place.
La téléassistance permet d’alerter en cas de chute. Notre guide détaille son fonctionnement, ses aides et ses limites : téléassistance pour personnes âgées.
Enfin, le logement lui-même compte dans le maintien à domicile. Un escalier, une douche à enjambement ou un seuil trop haut peuvent suffire à rendre le domicile dangereux. Une aide existe pour adapter le logement, MaPrimeAdapt’, présentée sur france-renov.gouv.fr.
Et pour la famille ? Un proche qui assure une partie de l’aide peut parfois s’arrêter de travailler un temps. Nos explications : le congé de proche aidant.
Par où commencer : la marche à suivre
Face à tant d’aides, on risque de ne rien demander. Voici un ordre simple, qui évite les doublons et les refus inutiles.
- Faire évaluer l’autonomie. Un seul dossier d’aide à l’autonomie sert à l’APA comme à l’aide de la caisse de retraite. Renseignez-vous auprès du département ou de la caisse.
- Suivre l’aiguillage. GIR 1 à 4 : APA. GIR 5 ou 6 : caisse de retraite, et aide ménagère du département si les ressources sont très modestes.
- Chercher un service d’aide à domicile. Le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr propose un annuaire des services par département. Comparez au moins deux devis écrits.
- Activer l’avance immédiate. Elle évite d’avancer la moitié de la facture.
- Garder les justificatifs. Attestation fiscale, factures et relevés d’aides serviront à la déclaration de revenus.
Un dernier conseil : déposez le dossier d’autonomie avant que le besoin devienne urgent. En cas de doute sur une aide, votre CCAS, votre département ou le point d’information local dédié aux personnes âgées peuvent vous renseigner.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre une auxiliaire de vie et une aide à domicile ?
Dans l’usage courant, les deux termes se recouvrent. L’aide à domicile s’occupe plutôt du ménage, du linge, des repas et des courses. L’auxiliaire de vie accompagne en plus la personne pour certains gestes du quotidien, comme la toilette ou l’habillage. Les intitulés varient selon les employeurs : regardez la liste des tâches prévues dans le contrat ou le devis plutôt que le titre.
Qui peut bénéficier des soins à domicile ?
Les soins infirmiers ou d’hygiène à domicile sont différents de l’aide à domicile : ils se font sur prescription médicale et relèvent de l’Assurance maladie, pas du département. Un service de soins infirmiers à domicile, un infirmier libéral ou l’hospitalisation à domicile peuvent intervenir. Demandez conseil à votre médecin traitant, qui dira quel service convient à la situation.
Comment faire une demande d’aide à l’autonomie à domicile ?
Un formulaire commun (cerfa n° 16301*01) permet de demander l’APA ou l’aide de la caisse de retraite. Pour l’Assurance retraite, la demande se fait en ligne dans l’espace personnel, ou par courrier à la caisse régionale. Une visite à domicile évalue ensuite les besoins. Pour l’APA, le dossier est instruit par le département. Voir notre guide sur l’APA à domicile.
Peut-on avoir une aide à domicile gratuite pour une personne âgée ?
Pas en règle générale. La plupart des aides financent seulement une partie du coût, et le département ou la caisse demande une participation selon les ressources. Quelques prestations sont gratuites, comme l’aide à domicile momentanée de l’Agirc-Arrco, mais elles sont limitées dans le temps. Les autres aides réduisent le reste à charge sans le supprimer.
Quel est le prix moyen d’une heure d’aide à domicile ?
Nous ne donnons pas de moyenne, faute de source officielle unique. Le tarif varie selon le département, le statut du service, le jour (dimanche, jours fériés) et le mode choisi : emploi direct, mandataire ou prestataire. Demandez deux ou trois devis écrits, et vérifiez si le service est habilité par le département, ce qui peut encadrer son prix.
Peut-on cumuler l’APA et l’aide ménagère du département ?
Non. Selon Service-public.gouv.fr, l’aide ménagère départementale n’est pas cumulable avec l’APA. Si la personne remplit les conditions de l’APA à domicile, elle bénéficie des aides prévues dans ce cadre. L’aide ménagère reste une piste pour les personnes de GIR 5 ou 6, quand les ressources sont modestes.
Peut-on cumuler l’APA et le crédit d’impôt ?
Oui, mais le crédit d’impôt ne porte que sur ce que le foyer paie réellement. L’APA reçue se déclare en case 7DR et vient en déduction de la base. Selon impots.gouv.fr, il en va de même pour la prestation de compensation du handicap et le Cesu préfinancé. Gardez les relevés d’aide envoyés par le département.
Sources officielles consultées
- Service-public.gouv.fr · Allocation personnalisée d’autonomie (Apa), vérifiée le 1er juin 2026
- Service-public.gouv.fr · Personne âgée : aide financière pour rémunérer une aide à domicile (aide ménagère)
- Solidarites.gouv.fr · L’aide-ménagère à domicile (plafonds de ressources 2026)
- Assurance retraite · Être aidé au quotidien (plan d’aides OSCAR)
- Assurance retraite · Notice de la demande d’aide au retour à domicile après hospitalisation (ARDH)
- Agirc-Arrco · Brochure Aide à domicile momentanée (mars 2022)
- Impots.gouv.fr · Emploi à domicile : crédit d’impôt et plafonds (page mise à jour le 8 juillet 2026)
- Service-public.gouv.fr · Emploi d’une aide à domicile : l’âge ouvrant droit à l’exonération de cotisations patronales est relevé (6 mai 2026)
Textes relus le 30 octobre 2026. Les montants évoluent, en général au 1er janvier ou au 1er avril.
Qui a écrit cet article
Claire Benhamou · Pense d'abord à l'escalier
Commence toujours par demander s'il y a des marches. Elle écrit sur la perte d'autonomie, l'APA, l'aide à domicile et les aidants, en partant des démarches réelles auprès du département.