Aller au contenu
Taille du texte
Perte d'autonomie

Congé proche aidant : droits, démarches et AJPA en 2026

Le congé de proche aidant permet de suspendre ou de réduire son travail pour accompagner un proche âgé ou handicapé : 3 mois renouvelables, dans la limite d’un an sur toute la carrière. L’employeur ne le paie pas, mais l’allocation journalière du proche aidant (AJPA) verse 66,64 € par jour au 1er janvier 2026, par la CAF ou la MSA.

Claire Benhamou Mis à jour le 30 octobre 2026 15 min de lecture
Une femme tend la main à une femme âgée assise sur un canapé dans un salon lumineux
Photo : cottonbro studio / Pexels
Au sommaire 9 parties
  1. Le congé de proche aidant : de quoi parle-t-on ?
  2. Qui peut bénéficier du congé de proche aidant ?
  3. Quelle personne aidée, quel lien, quel niveau de perte d’autonomie ?
  4. Combien de temps dure le congé de proche aidant ?
  5. Comment demander le congé à son employeur ?
  6. L’AJPA : montant, plafond de jours et demande à la CAF ou à la MSA
  7. Retraite : l’assurance vieillesse des aidants et les trimestres
  8. Fin du congé et retour dans l’entreprise
  9. Les autres soutiens aux aidants : répit, plateformes, accueil de jour, formation

L'essentiel

  • Le congé dure 3 mois au maximum, renouvelable, dans la limite d’un an sur toute la carrière, sauf accord collectif plus favorable.
  • Il est ouvert aux salariés, aux agents publics, aux indépendants et aux demandeurs d’emploi indemnisés qui aident un proche.
  • Le proche aidé doit bénéficier de l’APA (GIR 1 à 4) ou avoir un taux d’incapacité d’au moins 80 %.
  • Demande écrite au moins 1 mois avant le départ, 15 jours pour un renouvellement. L’employeur ne peut pas refuser le congé.
  • L’AJPA verse 66,64 € par jour au 1er janvier 2026, dans la limite de 22 jours par mois et de 66 jours par personne aidée.

Le congé de proche aidant : de quoi parle-t-on ?

Vous aidez un parent, un conjoint ou un ami proche qui perd son autonomie, et votre travail ne vous laisse plus assez de temps. Le congé de proche aidant a été créé pour cette situation. Il remplace, depuis 2017, l’ancien congé de soutien familial. Il permet de suspendre son contrat de travail, ou de travailler moins, pendant une période limitée, sans perdre son emploi.

Trois dispositifs sont souvent mélangés, alors qu’ils répondent à trois questions différentes :

  • Le congé de proche aidant règle la question du travail : vous vous absentez avec l’accord de la loi, et votre emploi est maintenu.
  • L’AJPA (allocation journalière du proche aidant) règle la question du revenu : elle compense une partie de la perte de salaire.
  • L’assurance vieillesse des aidants (AVA) règle la question de la retraite : elle évite de perdre des trimestres.

Ce guide d’information indépendant explique chacun de ces trois volets, puis les autres formes d’aide aux aidants. Il ne traite aucun dossier : les démarches se font auprès de votre employeur et de votre caisse.

Qui peut bénéficier du congé de proche aidant ?

Le congé est ouvert aux salariés de droit privé, aux agents publics, aux travailleurs indépendants et aux demandeurs d’emploi indemnisés qui aident un proche en situation de handicap ou en perte d’autonomie. Les règles pratiques changent un peu selon votre statut.

Les salariés du secteur privé

Tout salarié peut demander ce congé. L’employeur ne peut pas le refuser si les conditions sont remplies. La durée, les délais et le nombre de renouvellements peuvent être précisés par la convention collective ou par un accord d’entreprise. Pensez à les consulter avant d’écrire.

Les fonctionnaires et les agents publics

Les trois fonctions publiques (État, territoriale, hospitalière) ont leurs propres règles, proches de celles du privé. La durée est la même : 3 mois maximum, renouvelables dans la limite d’un an sur la carrière. L’administration ne peut pas refuser le congé. Pendant celui-ci, le fonctionnaire reste affecté sur son emploi.

Les travailleurs indépendants et les conjoints collaborateurs

Un indépendant n’a pas d’employeur à prévenir. Il réduit ou interrompt son activité, puis déclare à sa caisse le nombre de journées ou de demi-journées non travaillées dans le mois. Les conjoints collaborateurs d’une exploitation agricole, artisanale, commerciale ou libérale sont concernés par l’AJPA dans les mêmes conditions.

Les demandeurs d’emploi indemnisés

Un chômeur indemnisé peut suspendre sa recherche d’emploi pour accompagner un proche. Ses indemnités de chômage sont alors suspendues pendant les jours indemnisés par l’AJPA. Les deux ne se cumulent pas.

Quelle personne aidée, quel lien, quel niveau de perte d’autonomie ?

Les proches concernés

La personne que vous aidez peut être :

  • votre conjoint, votre concubin ou votre partenaire de PACS ;
  • votre ascendant (parent, grand-parent) ou votre descendant ;
  • un enfant dont vous avez la charge ;
  • un collatéral jusqu’au 4e degré (frère, sœur, oncle, tante, cousin germain, neveu, nièce) ;
  • l’ascendant, le descendant ou le collatéral jusqu’au 4e degré de votre conjoint ;
  • une personne âgée ou handicapée avec laquelle vous vivez ou avec laquelle vous avez des liens étroits et stables, et que vous aidez de façon régulière et fréquente.

Votre aide doit être non professionnelle : vous accomplissez, en tout ou partie, les actes de la vie quotidienne (toilette, repas, courses, démarches). La personne aidée doit résider en France de façon stable et régulière. Elle peut vivre à son domicile ou en établissement.

Le niveau de perte d’autonomie exigé

Le proche aidé doit se trouver dans l’une de ces situations :

  • il bénéficie de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), ce qui correspond à un classement en GIR 1 à 4 ;
  • ou il a un taux d’incapacité d’au moins 80 % reconnu par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ;
  • ou il est invalide, ou bénéficiaire d’une rente d’accident du travail ou de maladie professionnelle, avec une majoration ou une prestation pour recours à une tierce personne.

Le GIR (groupe iso-ressources) est le niveau de perte d’autonomie évalué par une grille nationale. Notre page sur la grille AGGIR explique comment il est déterminé. Si votre proche n’a pas encore l’APA, la première démarche est de la demander : voir notre guide sur l’APA à domicile. Sans décision d’attribution, vous n’aurez pas la pièce que l’employeur réclame.

Combien de temps dure le congé de proche aidant ?

Sans règle particulière dans votre convention collective ou votre accord d’entreprise, la durée maximale est de 3 mois. Le congé est renouvelable, mais il ne peut pas dépasser 1 an sur l’ensemble de votre carrière. Vous pouvez obtenir un nouveau congé si vous aidez une autre personne.

Un accord de branche ou d’entreprise peut être plus favorable. Il peut aussi, à l’inverse, fixer une durée totale plus courte, limiter les renouvellements ou allonger les délais de prévenance. C’est pourquoi la lecture de votre texte collectif est utile avant de poser vos dates.

Congé de proche aidant : repères selon le statut · Service-public.fr, fiches vérifiées le 15 juin 2026 et le 1er janvier 2026
PointSalarié du privéAgent public
Durée3 mois renouvelables, 1 an sur la carrière3 mois renouvelables, 1 an sur la carrière
Demande initialeAu moins 1 mois avant le départAu moins 1 mois avant le départ
RenouvellementAu moins 15 jours avant la finAu moins 15 jours avant la fin
Fin anticipée1 mois avant la reprise (2 semaines en cas de décès)15 jours avant la reprise (8 jours en cas de décès)

Fractionner le congé ou passer à temps partiel

Vous n’êtes pas obligé de partir trois mois d’un coup. Dans le secteur privé, si l’employeur l’accepte, le congé peut être fractionné ou transformé en temps partiel : vous alternez périodes travaillées et périodes de congé. Vous prévenez alors votre employeur au moins 48 heures avant chaque période, et chacune dure au moins une demi-journée.

Dans la fonction publique, les trois formules sont prévues : période continue, périodes fractionnées d’au moins une demi-journée, ou temps partiel. Seuls les jours réellement pris sont décomptés dans le cas du fractionnement. Pour un proche qui a besoin d’une présence un ou deux jours par semaine, cette souplesse permet de tenir longtemps sans épuiser son capital de congé.

Gros plan sur les mains d’une personne âgée tenues par celles d’un proche
Accompagner un proche au quotidien, parfois sur de longs mois · Patrícia Scholze / Pexels

Comment demander le congé à son employeur ?

Le congé se prend à votre initiative. Voici la marche à suivre dans le secteur privé, en l’absence de règle différente dans votre convention collective.

  1. Réunir les pièces. Une déclaration sur l’honneur du lien familial (ou de l’aide apportée), une déclaration sur l’honneur indiquant si vous avez déjà pris un congé de proche aidant et pour quelle durée, et la copie de la décision d’attribution de l’APA ou de la décision reconnaissant un taux d’incapacité d’au moins 80 %.
  2. Écrire à l’employeur. Envoyez la demande par un moyen qui prouve la date : lettre recommandée avec avis de réception ou courriel recommandé. Précisez que vous souhaitez suspendre votre contrat, la date de départ et, si vous le voulez, le fractionnement ou le temps partiel.
  3. Respecter le délai. La demande part au moins 1 mois avant la date de départ envisagée.
  4. Prévoir le renouvellement. Pour prolonger, prévenez au moins 15 jours avant la fin du congé en cours.
  5. Déposer en parallèle la demande d’AJPA si vous souhaitez être indemnisé (voir plus bas).

Un modèle de lettre existe sur Service-public.fr. Gardez toujours une copie datée de votre demande et de vos pièces.

Les délais de prévenance : les cas d’urgence

Le congé peut débuter sans délai dans trois situations : une dégradation soudaine de l’état de santé de la personne aidée (attestée par un certificat médical), une situation de crise qui demande une action urgente de votre part, ou la fin brutale de l’hébergement de votre proche en établissement (attestée par le responsable de l’établissement). Dans ces cas, joignez le justificatif à votre demande.

Un employeur peut-il refuser un congé de proche aidant ?

Non. L’employeur ne peut pas refuser le congé quand vous remplissez les conditions. Il peut en revanche constater qu’elles ne sont pas réunies, par exemple si votre demande arrive trop tard sans motif d’urgence. En cas de refus injustifié, vous pouvez saisir le conseil de prud’hommes. Avant d’en arriver là, un échange écrit avec le service des ressources humaines ou un représentant du personnel règle souvent le malentendu.

Que se passe-t-il pendant le congé ?

  • Le congé n’est pas rémunéré par l’employeur, sauf si un accord collectif le prévoit.
  • Vous ne pouvez pas exercer une autre activité professionnelle. Une exception existe : être employé par la personne aidée lorsqu’elle perçoit l’APA ou la prestation de compensation du handicap (PCH).
  • La durée du congé compte pour l’ancienneté, et vous gardez les avantages déjà acquis.
  • Le salarié peut bénéficier d’horaires individualisés quand il aide une personne handicapée.

L’AJPA : montant, plafond de jours et demande à la CAF ou à la MSA

On demande souvent qui rémunère le proche aidant. Pour le congé lui-même, ce n’est pas l’employeur : c’est l’allocation journalière du proche aidant (AJPA), versée par la caisse d’allocations familiales (CAF) ou, pour le régime agricole, par la Mutualité sociale agricole (MSA). Elle est un revenu de remplacement, pas un salaire.

Quel est le montant de l’AJPA en 2026 ?

Au 1er janvier 2026, le montant est de 66,64 € par journée et de 33,32 € par demi-journée. L’allocation peut donc couvrir des demi-journées de réduction d’activité.

AJPA : montants et plafonds · Service-public.fr (vérifié le 15 juin 2026), Pour-les-personnes-agees.gouv.fr (montant au 1er janvier 2026)
ÉlémentValeur
Par journée66,64 €
Par demi-journée33,32 €
À Mayotte (journée / demi-journée)58,31 € / 29,20 €
Maximum par mois22 jours
Maximum par personne aidée66 jours
Maximum sur la carrière4 personnes aidées, soit 264 jours

Combien de jours peut-on être indemnisé ?

L’AJPA est versée dans la limite de 66 jours par personne aidée. Depuis le 1er janvier 2025, vous pouvez accompagner jusqu’à 4 proches au cours de votre carrière, soit 264 jours au total (66 jours multipliés par 4). Le plafond mensuel est de 22 jours.

Pour un congé à temps partiel, l’allocation se calcule sur le nombre de journées ou de demi-journées non travaillées dans le mois. Un agent public à mi-temps peut ainsi percevoir au maximum 11 AJPA par mois.

Comment demander l’AJPA ?

Le principe est le même pour tous : un formulaire de demande, accompagné des justificatifs, est adressé à la CAF ou à la MSA. Les personnes déjà allocataires de la CAF peuvent faire la demande en ligne dans leur espace personnel (rubrique « Demander une prestation »). Les autres remplissent le formulaire papier, téléchargeable sur les sites de la CAF ou de la MSA.

Si vous êtes salarié ou agent public, vous devez d’abord avoir demandé le congé à votre employeur. Ensuite, chaque fin de mois, la caisse vous envoie une attestation mensuelle. L’employeur la remplit si vous êtes en congé ; vous la remplissez vous-même si vous êtes indépendant ou demandeur d’emploi indemnisé. Vous la renvoyez à la caisse, qui vous verse l’AJPA une fois par mois.

Les aides avec lesquelles l’AJPA ne se cumule pas

Vous ne pouvez pas toucher l’AJPA si vous êtes employé par la personne aidée dans le cadre de l’APA ou de la PCH. Elle ne se cumule pas non plus avec :

  • les indemnités de congé maternité, paternité, accueil de l’enfant ou adoption ;
  • les indemnités de maladie, d’accident du travail ou de maladie professionnelle ;
  • les indemnités de chômage, qui sont suspendues pendant les jours d’AJPA ;
  • l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ;
  • la prestation partagée d’éducation de l’enfant, l’allocation journalière de présence parentale et l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie.

Retraite : l’assurance vieillesse des aidants et les trimestres

Réduire ou arrêter de travailler peut faire perdre des trimestres de retraite. L’assurance vieillesse des aidants (AVA), en place depuis le 1er septembre 2023, répond à ce risque. Elle est gratuite pour l’aidant : la CAF (ou la MSA) verse des cotisations à votre caisse de retraite, ce qui permet de valider des trimestres de retraite de base pendant les périodes où vous travaillez moins pour aider un proche.

  • Si vous touchez l’AJPA, vous êtes affilié automatiquement à l’AVA.
  • Si vous prenez un congé de proche aidant non indemnisé, vous pouvez demander l’affiliation à la CAF ou à la MSA, dans la limite de 264 jours sur l’ensemble de la carrière.
  • Si vous aidez un adulte handicapé (taux d’incapacité d’au moins 80 %), l’affiliation est possible sous conditions, avec l’accord de la MDPH.

Il n’est pas nécessaire de vivre avec la personne aidée ni d’être de sa famille. Le nombre de trimestres validés dépend de votre situation : il est préférable de le faire confirmer par votre caisse, puis de contrôler votre relevé sur info-retraite.fr.

Vous croiserez peut-être le sigle AVPF (assurance vieillesse du parent au foyer). Il concerne surtout les parents qui touchent certaines prestations familiales. Pour les aidants, c’est l’AVA qui s’applique aujourd’hui.

Fin du congé et retour dans l’entreprise

Vous pouvez mettre fin au congé plus tôt, ou y renoncer, dans cinq cas : décès de la personne aidée, admission de celle-ci en établissement, forte baisse de vos ressources, recours à un service d’aide à domicile pour assister votre proche, ou congé pris pour la même personne par un autre membre de la famille. Dans le privé, le préavis est de 1 mois, ramené à 2 semaines en cas de décès, en l’absence de règle conventionnelle. Si votre famille choisit de renforcer l’aide professionnelle, notre guide sur l’aide à domicile pour personnes âgées détaille les services et les financements.

À la fin du congé, vous retrouvez votre emploi, ou un emploi similaire avec une rémunération au moins équivalente. Vous avez droit à un entretien professionnel pour faire le point sur votre retour.

Les autres soutiens aux aidants : répit, plateformes, accueil de jour, formation

Le congé n’est qu’une pièce de l’aide aux aidants. Beaucoup de proches continuent de travailler et ont surtout besoin de souffler. Plusieurs dispositifs existent.

Le droit au répit dans l’APA

Quand l’équipe médico-sociale évalue le logement et les besoins de votre proche pour l’APA, elle prend aussi en compte les besoins de l’aidant, notamment le répit. Le plan d’aide peut financer un accueil de jour ou de nuit, un hébergement temporaire en établissement ou en accueil familial, ou un relais à domicile. Une majoration de l’APA est possible si le plafond du plan d’aide est atteint et si l’aidant est indispensable, c’est-à-dire s’il assure une présence ou une aide essentielle et ne peut pas être remplacé par l’entourage. Son montant est limité à 583,52 € par an en 2026. Lorsque le plan d’aide APA comporte une participation financière du bénéficiaire, elle s’applique aussi à cette enveloppe.

Les plateformes d’accompagnement et de répit

Ces structures accueillent les proches aidants de personnes âgées en perte d’autonomie, de personnes atteintes d’une maladie chronique invalidante ou en situation de handicap. Vous pouvez les contacter directement. Selon les territoires, elles proposent de l’information, de l’écoute, des sessions de formation pour les aidants (« comment se préserver ? », « quelles aides demander ? »), des temps de répit à domicile et un appui pour trouver un hébergement temporaire ou un accueil de jour.

L’accueil de jour

Votre proche est accueilli une ou plusieurs journées par semaine, ou par demi-journée, dans une structure adaptée. Il garde des activités et du lien social, et vous gagnez du temps pour vos propres rendez-vous. L’annuaire officiel des EHPAD permet de repérer les établissements qui proposent ce service près de chez vous.

Être rémunéré pour l’aide apportée

Un aidant peut aussi devenir salarié de son proche âgé : la personne aidée devient alors son employeur, avec des obligations (déclaration à l’Urssaf, contrat, bulletins de paie). Si elle perçoit l’APA, la loi autorise l’emploi d’un membre de la famille, sauf le conjoint, le concubin ou le partenaire de PACS. Cette solution a des avantages et des risques : mesurez-les avant de vous lancer, car elle exclut l’AJPA.

Où trouver de l’aide pour monter le dossier ?

Un conseiller d’une agence France services, le centre communal d’action sociale (CCAS) de votre commune ou un point d’information local pour personnes âgées peut vous accompagner. Ces services sont gratuits et connaissent les caisses de votre territoire.

Questions fréquentes

Est-ce qu’un employeur peut refuser un congé de proche aidant ?

Non, l’employeur ne peut pas refuser le congé lorsque vous remplissez les conditions : proche en perte d’autonomie reconnue (APA, taux d’incapacité d’au moins 80 %), demande écrite au moins 1 mois avant le départ et pièces jointes. En cas de refus injustifié, vous pouvez saisir le conseil de prud’hommes. Votre convention collective peut préciser les délais.

Qui rémunère le proche aidant ?

Pendant le congé, l’employeur ne verse pas de salaire, sauf accord collectif plus favorable. Le revenu de remplacement vient de l’allocation journalière du proche aidant (AJPA), versée par la CAF ou la MSA : 66,64 € par jour au 1er janvier 2026. Un aidant peut aussi être salarié de son proche, par exemple avec l’APA, mais pas en même temps que l’AJPA.

Quel est le montant pour un proche aidant en 2026 ?

L’AJPA est de 66,64 € par journée et de 33,32 € par demi-journée au 1er janvier 2026. Elle est limitée à 22 jours par mois, à 66 jours par personne aidée et à 4 personnes sur la carrière, soit 264 jours au total. À Mayotte, les montants sont de 58,31 € et 29,20 €.

Quelles sont les conditions pour être aidant proche ?

Vous devez aider régulièrement et à titre non professionnel un proche en perte d’autonomie ou handicapé. Ce proche doit recevoir l’APA (GIR 1 à 4) ou avoir un taux d’incapacité d’au moins 80 %. Pour l’AJPA, vous devez aussi réduire ou cesser votre activité, avoir demandé le congé à votre employeur si vous êtes salarié ou agent public, et résider en France.

Qui peut bénéficier du congé proche aidant ?

Les salariés du privé, les agents publics, les travailleurs indépendants et les demandeurs d’emploi indemnisés. La personne aidée peut être votre conjoint, concubin ou partenaire de PACS, un ascendant, un descendant, un collatéral jusqu’au 4e degré, ou une personne âgée ou handicapée avec laquelle vous avez des liens étroits et stables.

Quels sont les avantages à être reconnu aidant proche ?

Le congé de proche aidant protège votre emploi. L’AJPA compense une partie de la perte de salaire. L’assurance vieillesse des aidants permet de valider des trimestres de retraite. Enfin, l’APA de votre proche peut financer du répit, avec une majoration limitée à 583,52 € par an en 2026, et l’APA à domicile peut aussi financer de l’aide pour alléger votre quotidien.

Un retraité peut-il toucher l’AJPA ?

Non, s’il n’exerce aucune activité professionnelle, puisque l’allocation indemnise la réduction ou l’arrêt d’une activité. Un retraité qui garde une activité en complément de sa pension peut y prétendre en la réduisant ou en l’interrompant ponctuellement pour aider son proche. Les autres aides, comme le répit dans l’APA, restent ouvertes.

Le congé de proche aidant est-il payé dans la fonction publique ?

Non, le congé n’est pas rémunéré, mais l’agent public peut demander l’AJPA à la CAF. Il reste affecté sur son emploi, et le temps passé en congé est assimilé à du service effectif pour la retraite. La durée est de 3 mois renouvelables, dans la limite d’un an sur la carrière.

Sources officielles consultées

  1. Service-public.fr · Congé de proche aidant (secteur privé), vérifié le 15 juin 2026
  2. Service-public.fr · Congé de proche aidant dans la fonction publique, vérifié le 1er janvier 2026
  3. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr · L’allocation journalière du proche aidant : qu’est-ce que c’est ? (montant au 1er janvier 2026)
  4. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr · Comment bénéficier de l’assurance vieillesse des aidants (AVA) ?, mis à jour le 25 août 2026
  5. Monparcourshandicap.gouv.fr · L’assurance vieillesse des aidants (AVA)
  6. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr · L’aide au répit dans le cadre de l’APA (583,52 € par an en 2026), mis à jour le 15 janvier 2026
  7. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr · Les plateformes d’accompagnement et de répit
  8. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr · Être rémunéré pour l’aide apportée à son proche

Textes relus le 30 octobre 2026. Les montants évoluent, en général au 1er janvier ou au 1er avril.

Qui a écrit cet article

Claire Benhamou · Pense d'abord à l'escalier

Commence toujours par demander s'il y a des marches. Elle écrit sur la perte d'autonomie, l'APA, l'aide à domicile et les aidants, en partant des démarches réelles auprès du département.

À lire ensuite