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EHPAD et hébergement

Prix d’un EHPAD par mois : ce que l’on paie vraiment

D’après la dernière publication de la CNSA (prix de 2024), une chambre seule en EHPAD coûte en moyenne 2 164 € par mois dans un établissement habilité à l’aide sociale et 3 128 € dans un établissement non habilité. Cette facture comprend l’hébergement et la dépendance : les soins sont payés par l’Assurance maladie. Plusieurs aides peuvent ensuite réduire ce qui reste à votre charge.

Alain Roussel Mis à jour le 30 octobre 2026 14 min de lecture
Un couple de seniors penchés sur des papiers et un carnet de comptes, à une table, pour préparer le budget d’une entrée en EHPAD
Photo : Kampus Production / Pexels
Au sommaire 9 parties
  1. Combien coûte un EHPAD par mois en France ?
  2. Les trois composantes du prix d’un EHPAD
  3. Le ticket modérateur : pourquoi presque tout le monde paie le tarif GIR 5-6
  4. Ce que comprend le prix d’hébergement : le socle de prestations
  5. EHPAD public, privé associatif, privé commercial : qui est le moins cher ?
  6. Exemple type de facture mensuelle en EHPAD
  7. Le reste à charge : les aides qui réduisent la facture
  8. Obligation alimentaire : vos enfants doivent-ils payer ?
  9. Comment vérifier le prix d’un EHPAD avant de signer

L'essentiel

  • Le prix d’un EHPAD a trois composantes : hébergement et dépendance à votre charge, soins payés par l’Assurance maladie.
  • En 2024, la CNSA relève en moyenne 2 164 € par mois en chambre seule habilitée à l’aide sociale, contre 3 128 € sinon.
  • En 2026, jusqu’à 2 846,77 € de revenus mensuels, le tarif dépendance payé est celui des GIR 5-6, quel que soit votre GIR.
  • La réduction d’impôt vaut 25 % des frais d’hébergement et de dépendance, plafonnés à 10 000 € par an : 2 500 € au maximum.
  • L’APA, l’aide au logement et l’aide sociale à l’hébergement peuvent se cumuler pour réduire le reste à charge.

Combien coûte un EHPAD par mois en France ?

Le dernier état des lieux officiel vient de la CNSA, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie. Publié en mars 2026, il porte sur les prix de l’année 2024. Pour chaque établissement, la CNSA retient le prix d’une chambre seule en hébergement permanent et y ajoute le tarif dépendance le plus bas, celui des GIR 5-6 (nous y revenons plus bas). Les soins n’entrent pas dans ce calcul, puisque l’Assurance maladie les paie.

Le résultat tient en deux chiffres. En moyenne nationale, une chambre seule coûte 2 164 € par mois dans un EHPAD habilité à l’aide sociale, et 3 128 € par mois dans un établissement qui ne l’est pas. L’écart est de près de 1 000 € chaque mois. Le prix médian du séjour (la moitié des places coûtent moins, l’autre moitié plus) est de 2 138 € pour les chambres habilitées et de 3 016 € pour les autres.

Prix mensuel moyen d’une chambre seule en EHPAD, par statut · CNSA, données 2024 (publication de mars 2026)
Statut de l’EHPADPlace habilitée à l’aide socialePlace non habilitée
Public2 125 €2 267 €
Privé non lucratif (associatif)2 242 €2 630 €
Privé commercial2 139 €3 345 €
Tous statuts2 164 €3 128 €

Ces chiffres sont des moyennes nationales. Ils cachent de fortes différences d’une région à l’autre. Selon la même publication, une chambre non habilitée coûte en moyenne 5 106 € par mois à Paris, contre 2 055 € en Lozère. Pour une chambre habilitée, elle va de 1 881 € en Mayenne à 2 921 € à Paris (hors départements d’outre-mer). Le prix de votre futur établissement dépend donc d’abord de sa ville et de son statut.

Les trois composantes du prix d’un EHPAD

La facture d’un EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) n’est pas un prix unique. Chaque établissement applique trois tarifs journaliers, liés à trois services différents. C’est la première chose à comprendre pour lire un devis sans se tromper.

Le tarif hébergement : à votre charge

Il correspond à la partie « hôtel » : la chambre, la salle de bain, les repas, l’entretien, le linge, les animations et l’administration. Il est à votre charge. En 2024, la CNSA relève un prix moyen de 66 € par jour en place habilitée à l’aide sociale et de 98,25 € par jour en place non habilitée. Il est écrit dans le contrat de séjour et il est réévalué une fois par an.

Le tarif dépendance : à votre charge, en partie aidé

Il finance le personnel qui vous aide au quotidien : toilette, habillage, déplacements, aide aux repas. Il est fixé chaque année par le conseil départemental et il varie selon votre niveau de perte d’autonomie, mesuré par le GIR (groupe iso-ressources). Plus la dépendance est forte, plus le tarif est élevé. Nous détaillons la grille de calcul dans notre article sur la grille AGGIR.

Tarif dépendance moyen par jour, tous EHPAD · CNSA, au 31 décembre 2024
NiveauPar jourPour 30 jours (calcul)
GIR 1-222,65 €679,50 €
GIR 3-414,36 €430,80 €
GIR 5-66,11 €183,30 €

Le tarif soins : payé par l’Assurance maladie

Il couvre le personnel soignant (médecin coordonnateur, infirmiers, aides-soignants) et une partie du matériel médical. Il est financé par l’Assurance maladie, par l’intermédiaire des agences régionales de santé, et il n’est pas facturé au résident. Vous ne le verrez donc pas sur votre facture mensuelle.

Une précision utile : depuis le 1er juillet 2025, 23 départements testent un forfait unique qui fusionne les tarifs soins et dépendance. Si votre département en fait partie, la présentation de la facture peut différer. Demandez à l’établissement comment elle est construite.

Le ticket modérateur : pourquoi presque tout le monde paie le tarif GIR 5-6

On appelle parfois « ticket modérateur » la part de dépendance que le résident paie toujours lui-même. Elle correspond au tarif dépendance des GIR 5-6, le plus bas des trois. Même une personne classée en GIR 1 ou 2 la paie.

La règle de 2026 est simple. Si vos revenus sont inférieurs à 2 846,77 € par mois (en 2026), vous payez uniquement le tarif dépendance GIR 5-6, quel que soit votre GIR. L’APA (allocation personnalisée d’autonomie) en établissement prend en charge la différence avec le tarif correspondant à votre GIR, si vous êtes classé en GIR 1, 2, 3 ou 4. Une personne classée en GIR 5 ou 6 n’a pas droit à l’APA.

Au-dessus de 2 846,77 € de revenus mensuels, votre participation augmente avec le niveau de dépendance. Le calcul exact revient au conseil départemental. Le GIR est évalué par le médecin coordonnateur de l’EHPAD, environ un mois après l’entrée. Si vous touchiez déjà l’APA à domicile, un premier classement existe, mais il peut changer à l’entrée en établissement. Pour comprendre le mécanisme côté domicile, lisez notre article sur l’APA à domicile.

Ce que comprend le prix d’hébergement : le socle de prestations

Tous les EHPAD doivent fournir le même socle de prestations minimales, fixé par le décret du 30 décembre 2015. Le prix d’hébergement affiché couvre au minimum :

  • la chambre avec accès à une salle de bain et à des toilettes, son entretien et celui des parties communes ;
  • les branchements pour la télévision et le téléphone, et l’accès à Internet dans l’établissement ;
  • la restauration : trois repas, un goûter et une collation de nuit ;
  • le linge de lit, de toilette et de table, ainsi que le marquage et l’entretien du linge personnel ;
  • les animations collectives et l’organisation d’activités extérieures ;
  • l’administration générale.

Un établissement peut ajouter d’autres prestations dans ce prix, sans supplément. Sa fiche dans l’annuaire officiel liste ce qui est compris.

Une aide-soignante se penche vers une résidente installée dans un fauteuil, dans la salle commune lumineuse d’un établissement pour personnes âgées
Le tarif dépendance finance l’accompagnement quotidien des résidents · Jsme MILA / Pexels

Ce qui peut être facturé en plus

Ce qui sort du socle peut être facturé à part. D’après la DGCCRF, la répression des fraudes, il s’agit des prestations optionnelles de l’établissement (par exemple le téléphone ou la location d’une télévision), des prestations d’intervenants extérieurs comme la coiffure ou l’esthétique, et des produits vendus sur place. L’établissement doit afficher ces prix de façon lisible. Les EHPAD sont invités à les signaler sur le portail officiel, mais l’information n’y est pas toujours complète : un coup de téléphone à l’établissement reste le meilleur moyen de la vérifier.

D’autres frais existent au moment de l’admission et du départ. L’établissement peut demander un dépôt de garantie, qui ne doit pas dépasser le tarif d’hébergement mensuel restant à votre charge. Il doit vous le rendre dans les 30 jours après votre sortie, diminué d’une éventuelle dette. Il peut aussi demander à vos enfants de signer une caution solidaire (nous y revenons avec l’obligation alimentaire). Après un décès, si la chambre n’est pas vidée dans les 6 jours, l’établissement peut facturer des frais d’occupation, dans la limite du socle de prestations pour 6 jours.

EHPAD public, privé associatif, privé commercial : qui est le moins cher ?

Il existe trois grandes familles d’établissements. Le statut ne dit pas tout, mais il pèse lourd sur le prix.

  • Public (rattaché à un hôpital, à une commune ou à un CCAS, le centre communal d’action sociale) : les prix de référence sont les plus modérés. D’après la CNSA, 98 % des places publiques sont habilitées à l’aide sociale.
  • Privé non lucratif (associations, fondations, mutuelles) : prix intermédiaires, avec 82 % de places habilitées.
  • Privé commercial (groupes et sociétés à but lucratif) : les prix les plus élevés, surtout hors habilitation. Seules 10 % de leurs places sont habilitées, et près de 90 % ne le sont pas.

L’habilitation à l’aide sociale : le vrai critère

Une place habilitée à l’aide sociale peut accueillir des personnes qui reçoivent l’ASH, l’aide sociale à l’hébergement. Son prix d’hébergement est fixé par le conseil départemental. Une place non habilitée est à prix libre : c’est le gestionnaire qui le fixe, avec un plafond de hausse annuelle décidé par arrêté. Un même établissement peut avoir les deux types de places.

Certains EHPAD habilités appliquent aussi des « tarifs différenciés » aux résidents qui ne reçoivent pas l’aide sociale. Pour 2026, le plafond de hausse de 0,86 % s’applique à ces tarifs, dans la limite de l’écart maximum prévu par les textes.

Exemple type de facture mensuelle en EHPAD

Voici deux factures calculées à partir des moyennes nationales de la CNSA pour 2024, pour un mois de 30 jours et une chambre seule. Ce ne sont pas des tarifs réels : chaque établissement a ses prix.

Dans les deux cas, la facture dépasse la retraite de Madame M. C’est ce qu’on appelle le « reste à charge » avant aides, et c’est là que les dispositifs de la section suivante entrent en jeu. Notez aussi que l’aide sociale est en principe réservée aux établissements habilités : une exception existe après 5 ans de séjour, comme nous l’expliquons plus bas.

Le reste à charge : les aides qui réduisent la facture

Le reste à charge est ce que vous payez une fois les aides publiques déduites. Trois aides peuvent se cumuler, auxquelles s’ajoute un avantage fiscal.

L’APA en établissement

L’APA aide à payer le tarif dépendance si vous avez 60 ans ou plus et un GIR de 1 à 4. Elle est versée par le conseil départemental, qui calcule votre participation d’après vos ressources et le tarif de l’établissement. En pratique, jusqu’à 2 846,77 € de revenus mensuels en 2026, l’APA couvre tout ce qui dépasse le tarif GIR 5-6, comme dans l’exemple ci-dessus.

L’aide au logement : APL ou ALS

L’APL (aide personnalisée au logement) est versée si l’EHPAD est conventionné avec l’État. Sinon, vous pouvez demander l’ALS (allocation de logement sociale). Elle réduit la partie hébergement de la facture. Son montant dépend de vos ressources et du prix de l’établissement : la CAF ou la MSA le calcule avec son simulateur. Les règles sont détaillées dans la fiche officielle sur l’APL et l’ALS en établissement.

L’aide sociale à l’hébergement (ASH)

Si vos ressources ne suffisent pas à payer l’hébergement, le conseil départemental peut compléter. En général, vous réglez 90 % de vos ressources à l’établissement et le département paie le reste, puis récupère la participation demandée à vos obligés alimentaires, s’il y en a. Une somme minimale vous est laissée : 1 % du montant annuel de l’ASPA, soit 125 € par mois pour une personne seule en 2026. L’ASH s’adresse aux personnes de plus de 65 ans qui résident dans un établissement habilité. Le département peut récupérer les sommes versées, de votre vivant ou après votre décès. Toutes les règles, les documents et les délais sont dans notre guide sur l’aide sociale à l’hébergement.

Si l’établissement n’est pas habilité, il reste une porte d’entrée : après 5 ans de séjour sans aide sociale, le conseil départemental peut participer à vos frais même dans un établissement non habilité. Si votre conjoint reste à domicile, une somme au moins égale à l’ASPA, soit 1 043,59 € par mois pour une personne seule en 2026, doit lui être laissée. Vous pouvez comprendre ce minimum dans notre article sur l’ASPA.

La réduction d’impôt de 25 %

Une personne qui paie des frais de dépendance et d’hébergement en EHPAD peut réduire son impôt sur le revenu. La réduction est égale à 25 % des sommes payées dans l’année, retenues dans la limite de 10 000 € par personne hébergée. Le maximum est donc de 2 500 € par an. Il n’y a pas de condition d’âge.

Trois règles à retenir. Les frais d’hébergement ne comptent que s’ils s’ajoutent à des frais de dépendance. Les dépenses de soins ne comptent pas. Il faut déduire de la somme déclarée l’APA et les aides au logement reçues. Les dépenses de 2025 se déclarent en 2026, lignes 7CD ou 7CE de la déclaration 2042 RICI. Si la réduction dépasse l’impôt dû, l’excédent n’est pas remboursé : l’impôt est ramené à zéro.

Obligation alimentaire : vos enfants doivent-ils payer ?

L’obligation alimentaire est le devoir d’aider financièrement un parent dans le besoin. Elle joue dans deux situations différentes, et on les confond souvent.

La première est la demande d’ASH. Le conseil départemental étudie les ressources de la personne âgée, de son conjoint et de ses obligés alimentaires, c’est-à-dire ses enfants. Les obligés alimentaires s’entendent à l’amiable sur le montant à verser, la loi ne fixe pas de barème. En cas de désaccord, le juge aux affaires familiales peut être saisi. Les petits-enfants sont dispensés dans le cadre d’une demande d’ASH pour un grand-parent. La somme versée peut se déduire de la déclaration d’impôt de la personne qui la verse, au titre de la pension alimentaire.

La seconde est la caution solidaire. Un EHPAD peut demander aux enfants, petits-enfants, gendres ou belles-filles de signer un acte de caution, par lequel ils s’engagent à payer les frais si leur parent ne le peut plus. Si la personne reçoit l’ASH, cet acte ne peut porter que sur la partie restant à sa charge. Lisez cet acte avec attention avant de le signer.

Comment vérifier le prix d’un EHPAD avant de signer

Le prix affiché dans un dépliant ou sur un site privé n’engage pas l’établissement de la même façon que le contrat de séjour. Voici une marche à suivre simple.

  1. Consultez l’annuaire officiel. Le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr affiche, pour chaque EHPAD, le prix d’hébergement, les trois tarifs dépendance, les prestations comprises et l’éventuelle habilitation à l’aide sociale. Ces prix sont transmis à la CNSA par les établissements eux-mêmes, au plus tard le 30 juin de chaque année.
  2. Utilisez le comparateur de restes à charge. Sélectionnez 2 ou 3 établissements, indiquez vos revenus, et l’outil estime le reste à charge d’un mois de 30 jours, après l’APA et l’aide au logement. Le résultat est une estimation : il ne tient pas compte de l’ASH ni de la réduction d’impôt, et il ne chiffre pas les prestations optionnelles.
  3. Demandez le contrat de séjour avant d’y entrer. Il doit indiquer la liste des prestations minimales et le tarif de chaque prestation. Vous disposez de 15 jours après la signature pour vous rétracter, en payant seulement la durée du séjour déjà effectuée.
  4. Faites-vous préciser les extras. Coiffure, esthétique, téléphone, télévision : demandez la liste écrite des prix.
  5. Déposez vos demandes d’aides en même temps que l’admission. L’ASH peut être demandée à la mairie ou au CCAS. Le droit s’ouvre à la date d’entrée si le dossier est déposé dans les 2 mois qui suivent.

Notre site ne traite aucun dossier : il vous explique les règles et vous renvoie vers les bons interlocuteurs (conseil départemental, CAF ou MSA, services des impôts, CCAS). Pour chercher un établissement près de chez vous, notre rubrique EHPAD présente des pages par ville, comme Lyon, Rennes ou Paris. Elles s’appuient sur l’open data de la CNSA, le jeu de données « Prix hébergement et tarifs dépendance des EHPAD », publié sur data.gouv.fr. C’est la même base que celle du comparateur officiel.

Questions fréquentes

Quel est le prix mensuel moyen d’un EHPAD en France ?

D’après la CNSA, le prix de référence d’une chambre seule en 2024 est de 2 164 € par mois en moyenne dans un EHPAD habilité à l’aide sociale et de 3 128 € dans un établissement non habilité. Il comprend l’hébergement et le tarif dépendance GIR 5-6. Les prix varient beaucoup selon la ville : 5 106 € à Paris en place non habilitée, 2 055 € en Lozère.

Qui prend en charge les frais d’EHPAD ?

Le résident paie l’hébergement et le tarif dépendance, avec ses revenus. Les soins sont pris en charge par l’Assurance maladie. Des aides réduisent la facture : l’APA pour la dépendance, l’aide au logement (APL ou ALS) pour l’hébergement, l’aide sociale à l’hébergement si les ressources sont insuffisantes, et une réduction d’impôt pour les personnes imposables.

Les enfants sont-ils obligés de payer l’EHPAD ?

Pas automatiquement. Si leur parent demande l’aide sociale à l’hébergement, le département étudie leurs ressources et fixe leur participation, d’abord à l’amiable entre eux, sinon par le juge aux affaires familiales. Les petits-enfants en sont dispensés. Un EHPAD peut aussi leur demander une caution solidaire : lisez-la bien avant de la signer, car elle vous engage.

Quelle hausse des prix d’hébergement en EHPAD en 2026 ?

Un arrêté du 24 décembre 2025, publié au Journal officiel du 28 décembre 2025, plafonne à 0,86 % la hausse 2026 du prix du socle d’hébergement dans les EHPAD non habilités à l’aide sociale. Ce plafond vaut aussi pour les tarifs différenciés de certains établissements habilités. Dans les places habilitées, le conseil départemental fixe le prix.

Quel est le montant minimum d’argent de poche en EHPAD en 2026 ?

Pour une personne qui reçoit l’aide sociale à l’hébergement, le département doit lui laisser au minimum 1 % du montant annuel de l’ASPA, soit 125 € par mois en 2026 pour une personne seule. Si son conjoint reste à domicile, une somme au moins égale à l’ASPA (1 043,59 € par mois pour une personne seule en 2026) doit lui être laissée.

Un EHPAD public est-il toujours moins cher qu’un EHPAD privé ?

En moyenne, oui : la CNSA relève 2 125 € par mois en chambre habilitée publique en 2024, contre 3 345 € en chambre non habilitée du privé commercial. Mais un EHPAD privé non lucratif habilité est proche du public, et la ville compte beaucoup. Comparez établissement par établissement sur l’annuaire officiel plutôt que par statut.

Que faire si mes ressources ne suffisent plus à payer l’EHPAD ?

Déposez une demande d’aide sociale à l’hébergement à la mairie ou au CCAS, qui la transmet au conseil départemental. Si l’établissement est habilité, l’aide peut être demandée en cours de séjour. S’il ne l’est pas, le département peut tout de même participer après 5 ans de séjour sans aide sociale. Parlez-en vite à l’assistante sociale du CCAS.

Sources officielles consultées

  1. CNSA · Repères statistiques n° 27, « Prix des EHPAD en 2024 » (mars 2026)
  2. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr · Comprendre sa facture en EHPAD
  3. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr · Comprendre les prix, tarifs et prestations de l’annuaire des EHPAD
  4. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr · La réduction d’impôt en établissement d’hébergement
  5. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr · Demander l’ASH (aide sociale à l’hébergement)
  6. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr · Comment la participation des obligés alimentaires est-elle calculée ?
  7. Service-public.fr · Ehpad : établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes
  8. FHF · Arrêté du 24 décembre 2025 relatif aux prix des prestations d’hébergement (plafond 2026 de 0,86 %)

Textes relus le 30 octobre 2026. Les montants évoluent, en général au 1er janvier ou au 1er avril.

Qui a écrit cet article

Alain Roussel · Lecteur d'arrêtés de tarifs

Compare les tarifs d'hébergement publiés par les départements comme d'autres comparent les horaires de train. Il couvre les EHPAD, l'aide sociale à l'hébergement et l'obligation alimentaire.

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