Au sommaire 10 parties
- Qu’est-ce que la téléassistance pour personnes âgées ?
- Comment fonctionne la téléassistance ?
- Qui a besoin d’une téléassistance ?
- Téléassistance départementale ou communale : un service public ?
- Téléassistance prix : combien ça coûte ?
- Téléassistance gratuite : quelles aides existent ?
- Téléassistance et crédit d’impôt de 50 % : les conditions
- Les points du contrat à vérifier avant de signer
- Quelles alternatives à la téléassistance classique ?
- Comment mettre en place une téléassistance : la marche à suivre
L'essentiel
- Un médaillon ou une montre alerte une centrale d’écoute, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, en cas de chute ou de malaise.
- Pas de tarif unique : un CCAS relevait en 2025 des abonnements de 7 à 50 euros par mois, selon le matériel et les options.
- L’APA (GIR 1 à 4), la caisse de retraite ou la mairie peuvent financer tout ou partie du coût. Il faut en faire la demande.
- Crédit d’impôt de 50 % des dépenses de téléassistance, dans un plafond annuel de 12 000 € de dépenses (service-public.fr, vérifié le 15 avril 2026).
- Avant de signer : durée d’engagement, résiliation, frais d’installation, délai de rétractation de 14 jours et liste des personnes prévenues.
Qu’est-ce que la téléassistance pour personnes âgées ?
La téléassistance est un service qui permet à une personne âgée, qui vit chez elle, de donner l’alerte en cas de chute ou de malaise. Elle peut aussi parler tout de suite à un professionnel. Le portail officiel d’information pour les personnes âgées indique que ce service fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
On entend aussi le mot « téléalarme ». Les deux ne sont pas tout à fait la même chose. D’après ce portail, la téléalarme envoie une alerte en cas de chute. La téléassistance envoie une alerte et permet en plus d’échanger de vive voix avec une plateforme d’assistance. Cette conversation change beaucoup de choses : le professionnel peut comprendre la situation, rassurer la personne et choisir la bonne réponse.
Ce guide est indépendant. Il explique comment le service fonctionne, ce qu’il coûte, qui peut aider à le payer et ce qu’il faut vérifier avant de signer. Il ne vend aucun abonnement et ne traite aucun dossier : pour une demande, il faut s’adresser au département, à la mairie, à la caisse de retraite ou à un prestataire.
Comment fonctionne la téléassistance ?
Le principe est simple. La personne porte sur elle un déclencheur. Chez elle, un petit appareil relié à la centrale d’écoute capte le signal. Un opérateur répond, évalue la situation et prévient la bonne personne. Voici les éléments, un par un.
Le médaillon, le bracelet ou la montre
Le portail officiel cite trois formes de déclencheur : un médaillon autour du cou, une montre ou un bracelet, et même des lunettes spéciales. Il faut le porter en permanence pour que le service serve vraiment. Selon les modèles, il peut être étanche, ce qui compte pour la douche ou le bain, moments où l’on est souvent seul et où l’on peut glisser.
Le boîtier et le micro-haut-parleur
Dans le logement, on installe un système de micro-haut-parleur. Il permet à l’opérateur d’entendre la personne et de lui parler à distance, même si elle ne peut pas atteindre le téléphone. Selon l’offre, le boîtier se branche sur une ligne téléphonique ou internet. Une fiche de CCAS précise que certaines sociétés proposent aussi un matériel qui fonctionne avec le réseau mobile, pour les logements sans connexion internet. C’est une question à poser : que se passe-t-il s’il n’y a pas de ligne, ou en cas de coupure d’électricité ?
La centrale d’écoute et la liste des personnes à prévenir
Quand la personne appuie sur son déclencheur, la centrale d’écoute reçoit l’alerte et un téléopérateur appelle immédiatement. Il dispose de la fiche remplie à la souscription, avec la liste des personnes à prévenir : ce sont les proches, les voisins ou les amis qui peuvent se rendre vite au domicile. Si la situation n’est ni urgente ni dangereuse, il appelle l’un d’eux. Si la personne ne répond pas, ou si la situation est urgente, il déclenche immédiatement les secours.
Le détecteur de chute
Certains dispositifs ont un détecteur de chute. Des capteurs repèrent la chute et envoient automatiquement un signal à la plateforme, sans que la personne ait besoin d’appuyer sur un bouton. C’est utile quand elle perd connaissance ou ne peut plus bouger la main. Ce détecteur est en général une option payante. La fiche de CCAS d’Aix-en-Provence parle d’une détection de chute brutale : demandez comment il réagit quand la personne s’affaisse doucement.
La téléassistance mobile avec GPS
D’autres dispositifs sont équipés d’un GPS. Ils peuvent alerter la plateforme même en dehors du domicile et permettent de localiser la personne si une intervention est nécessaire. La fiche de CCAS déjà citée indique que cette option est surtout adaptée aux personnes qui souffrent de troubles neurocognitifs, par exemple quand on craint qu’elles ne s’éloignent de chez elles. Le portail officiel mentionne aussi des détecteurs de mouvements dans le logement : en l’absence d’activité, une alerte part toute seule.
Voici ce qui se passe, dans l’ordre, lorsqu’une alerte est donnée.
- Le déclenchement. La personne appuie sur son médaillon ou sa montre, ou le détecteur de chute envoie le signal tout seul.
- Le dialogue. Un téléopérateur appelle, par le haut-parleur du boîtier, pour savoir ce qui se passe.
- L’évaluation. Il estime le degré d’urgence en s’appuyant sur la fiche de la personne.
- La réponse. Il prévient un proche, ou il déclenche l’intervention des secours si la situation l’exige ou si la personne ne répond pas.
Qui a besoin d’une téléassistance ?
Le portail officiel ne fixe pas d’âge pour décrire le service : ce qui compte, c’est la situation de la personne. Une fiche de la Mutualité sociale agricole (MSA) décrit la téléassistance comme un dispositif adapté aux personnes âgées encore autonomes, mais fragiles, qui souhaitent continuer à vivre en sécurité chez elles.
On y pense souvent dans ces situations :
- la personne vit seule et ses proches habitent loin ;
- elle a déjà fait une chute, ou elle a peur d’en faire une ;
- elle revient d’une hospitalisation (la MSA indique que la téléassistance est fortement recommandée à ce moment, pour protéger les patients fragilisés et rassurer les proches) ;
- elle a un problème de santé qui peut provoquer un malaise (la MSA cite par exemple les problèmes cardiaques ou respiratoires) ;
- elle se sent isolée : certains organismes proposent aussi un service d’écoute pour parler et rompre l’isolement, d’après la MSA.
Un point délicat : le choix doit rester celui de la personne. Beaucoup de seniors refusent d’abord, parce qu’ils craignent d’être surveillés ou de « faire vieux ». Le plus simple est d’en parler comme d’une sécurité qui permet de rester chez soi, sans déranger personne, et de lui laisser choisir la forme du déclencheur.
Téléassistance départementale ou communale : un service public ?
Oui, parfois. Le portail officiel indique qu’il faut souscrire un abonnement auprès d’un organisme qui propose l’installation d’une téléassistance. Cet organisme peut être une association, une société privée, ou une commune ou un département qui propose lui-même ce service. Une fiche du centre communal d’action sociale (CCAS) d’Aix-en-Provence, mise à jour en 2025, dit la même chose : la téléassistance est proposée par des sociétés spécialisées, des structures d’aide à domicile ou des CCAS.
Il n’existe donc pas de dispositif unique pour toute la France. Les conditions changent d’un territoire à l’autre : qui peut en bénéficier, à quel tarif, avec quel prestataire. À titre d’exemple, la même fiche présente un dispositif mis en place avec le département des Bouches-du-Rhône, dont l’abonnement mensuel va de 7 € à 12 € selon les revenus du foyer. Ce n’est qu’un exemple local : ailleurs, le principe et les montants peuvent être différents.
Pour savoir ce qui existe près de chez soi :
- appelez votre mairie ou son CCAS ;
- cherchez votre point d’information local dans l’annuaire du portail officiel ;
- si vous recevez l’APA, parlez-en à l’équipe médico-sociale qui est venue évaluer votre situation à domicile.

Téléassistance prix : combien ça coûte ?
Il n’existe pas de tarif national. Le portail officiel le dit clairement : le coût de l’abonnement diffère d’un prestataire à l’autre. Ce site ne publie donc pas de « prix moyen ». Il donne des repères datés et explique de quoi se compose la facture.
Le repère le plus récent trouvé est celui de la fiche du CCAS d’Aix-en-Provence (mise à jour en 2025) : les abonnements vont de 7 à 50 euros par mois, selon le matériel et les options choisis. L’écart est grand parce qu’on compare des services très différents : un boîtier et un médaillon simples d’un côté, une montre avec GPS et détecteur de chute de l’autre.
| Poste | Repère relevé | À savoir |
|---|---|---|
| Abonnement mensuel | De 7 à 50 € par mois | Dépend du matériel et des options |
| Dispositif départemental (exemple Bouches-du-Rhône) | De 7 à 12 € par mois | Selon les revenus du foyer |
| Frais d’installation | Aucun, ou environ 59 € dans les offres relevées | Payés en une fois |
| Options (détecteur de chute, GPS) | Variable | Généralement payantes |
Ces chiffres sont des relevés locaux, pas un barème : votre prix dépendra de votre commune, de votre département et de l’offre choisie. Voici ce qui fait varier la facture :
- L’abonnement mensuel. C’est la dépense qui revient chaque mois. Elle comprend l’accès à la centrale d’écoute.
- Les frais d’installation. D’après la MSA, ils sont à payer en une fois, et vous disposez d’un délai de rétractation de 14 jours à compter de l’installation. Certaines offres n’en demandent pas.
- Les frais d’ouverture de dossier. La MSA recommande de poser la question : y en a-t-il, et combien ?
- Les options. Toujours d’après la MSA, des options sont possibles, généralement payantes, comme le détecteur de chute ou la géolocalisation.
- Le type de matériel. Un déclencheur étanche, une montre, un boîtier qui fonctionne sans ligne fixe : chaque choix peut changer le prix.
- Le statut du prestataire. Un service communal ou départemental peut appliquer un tarif selon les revenus, un opérateur privé applique le sien.
Pour avoir une idée du coût réel, ne regardez pas seulement l’abonnement affiché : demandez le total sur un an, frais d’installation compris, puis retirez les aides et le crédit d’impôt (voir plus bas).
Téléassistance gratuite : quelles aides existent ?
Peut-on avoir une téléassistance gratuite ? Il n’y a pas de gratuité automatique. Le portail officiel écrit que des aides existent pour prendre en charge tout ou partie du coût. Selon la situation, la dépense peut donc être couverte en totalité, en partie, ou rester entièrement à charge. Voici les pistes à explorer, et qui décide dans chaque cas.
| Aide | Qui décide | À savoir |
|---|---|---|
| APA à domicile | Le département | GIR 1, 2, 3 ou 4 ; dépense inscrite dans le plan d’aide |
| Caisse de retraite | La caisse | Souvent après une hospitalisation, après étude de la situation |
| Mairie ou CCAS | La commune | Installation ou abonnement, sous conditions |
| Crédit d’impôt | L’administration fiscale | 50 % des dépenses, dans un plafond annuel |
L’APA : la téléassistance dans le plan d’aide
L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) à domicile est une aide versée par le département. Une équipe médico-sociale vient au domicile, évalue les besoins et propose un plan d’aide. Le portail officiel précise que les dépenses de téléassistance peuvent être inscrites dans ce plan. Pour y avoir droit, il faut un certain niveau de perte d’autonomie : le GIR 1, 2, 3 ou 4, évalué par l’équipe du département (le GIR est le « groupe iso-ressources », voir la grille AGGIR).
Si vous avez déjà l’APA, parlez de la téléassistance à l’équipe lors de la visite ou de la révision du plan. Pour les règles de l’APA, la demande et le plan d’aide, lisez notre guide sur l’APA à domicile.
Les caisses de retraite
Selon le portail officiel, les caisses de retraite peuvent proposer des aides après une hospitalisation, pour se sentir en sécurité chez soi. Après étude des besoins et de la situation, la mise en place d’une téléassistance peut être proposée. Pour savoir de quelle caisse on dépend et comment la contacter, le portail renvoie vers le site info-retraite.fr.
Un point à retenir : si vous bénéficiez de l’APA, ou si vous y êtes éligible, il n’est pas possible de recevoir une aide de caisse de retraite pour la même aide. On ne finance pas deux fois la même dépense. Une demande commune d’aides à l’autonomie à domicile existe : elle permet de demander l’APA au département ou une aide à sa caisse de retraite.
La mairie ou le CCAS
Sous certaines conditions, les mairies participent aux frais d’installation ou aux frais d’abonnement. Les conditions ne sont pas les mêmes partout : demandez directement à votre mairie ou à son CCAS.
Mutuelles et caisses complémentaires
Certaines mutuelles et certaines caisses de retraite complémentaire peuvent aider à financer la téléassistance, selon la fiche du CCAS d’Aix-en-Provence, qui précise que l’aide concerne l’achat d’un appareil ou l’abonnement, et non les forfaits de téléphone mobile. Les règles dépendent de chaque contrat. Elles changent d’une mutuelle à l’autre, parfois d’une année à l’autre.
Ce site n’est pas un comparateur et ne conseille aucun contrat. Voici une démarche simple et neutre :
- relisez votre tableau de garanties et cherchez les mots « assistance », « téléassistance » ou « retour à domicile » ;
- demandez à votre mutuelle, par écrit, si elle participe et sous quelles conditions ;
- demandez si l’aide porte sur l’installation, sur l’abonnement, ou sur les deux, et si elle est limitée dans le temps ;
- demandez si elle se cumule avec les autres aides que vous recevez.
Téléassistance et crédit d’impôt de 50 % : les conditions
La téléassistance ouvre droit au crédit d’impôt « services à la personne ». C’est écrit noir sur blanc sur service-public.fr (page vérifiée le 15 avril 2026) : la téléassistance et la visio-assistance donnent droit au crédit d’impôt, si elles permettent le maintien à domicile d’une personne fragile. La page précise qu’elles ouvrent droit au crédit d’impôt même si elles ne sont pas comprises dans un ensemble de services. Le portail pour les personnes âgées renvoie lui aussi vers cet avantage fiscal et vers l’article D7231-1 du code du travail, qui liste les activités de services à la personne.
Le principe : le crédit d’impôt s’élève à 50 % des dépenses payées dans l’année, dans la limite d’un plafond. Dans le cas général, les dépenses sont retenues jusqu’à 12 000 € par an, soit un avantage maximal de 6 000 €. Ce plafond est majoré de 1 500 € (sans dépasser 15 000 € au total) en cas, notamment, de membre du foyer âgé de plus de 65 ans. Ce plafond est global : il couvre toutes vos dépenses de services à la personne, pas seulement la téléassistance.
Les conditions à vérifier :
- Le prestataire. Le service doit être fourni par une association, une entreprise ou un organisme déclaré, ou par un organisme à but non lucratif d’aide à domicile. Demandez-lui s’il est déclaré au titre des services à la personne.
- Le lieu. D’après la fiche officielle, il peut s’agir de votre résidence, d’une résidence pour personnes âgées, ou du domicile d’un de vos ascendants qui perçoit l’APA. Si vous payez la téléassistance de votre parent, regardez attentivement cette condition.
- Les aides reçues. Elles sont à déduire des dépenses. Service-public.fr cite l’exemple de l’APA : si l’APA paie une partie de la téléassistance, vous ne pouvez compter que le reste.
- Le cumul avec la pension alimentaire. On ne peut pas cumuler le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié au domicile d’un ascendant avec la déduction de la pension alimentaire pour ce même ascendant.
- Les justificatifs. Déclarez le montant des dépenses dans votre déclaration de revenus et gardez les factures. Une facture payée en espèces n’est pas acceptée comme justificatif.
C’est un crédit d’impôt, pas seulement une réduction : si le montant dépasse l’impôt que vous devez, la différence vous est versée. Les dates et les modalités de versement dépendent de votre situation : le détail figure sur la fiche officielle de service-public.fr.
Les points du contrat à vérifier avant de signer
La MSA recommande de comparer les prix et les services des organismes. Avant de signer, posez ces questions et demandez les réponses par écrit.
- L’engagement. Y a-t-il une durée minimum d’engagement ? Le contrat se renouvelle-t-il tout seul ?
- La résiliation. Comment résilier, avec quel préavis, et avec quels frais éventuels ? Que se passe-t-il en cas de décès, d’entrée en établissement ou d’hospitalisation longue ? Est-il possible de suspendre l’abonnement ?
- Le délai de rétractation. La MSA indique un délai de 14 jours à compter de l’installation. Demandez-le sur le contrat.
- Les intervenants. Qui est prévenu en premier ? La centrale appelle-t-elle seulement les proches et les secours, ou envoie-t-elle une personne sur place ? Si oui, dans quel délai et à quel prix ? Faut-il confier un double des clés, et à qui ?
- Le matériel. Qui l’installe, qui assure la maintenance, que faire en cas de panne ? Le déclencheur est-il étanche ? Sur quelle distance fonctionne-t-il ? Comment est assurée la continuité en cas de coupure d’électricité ou d’absence de ligne ?
- Le prix détaillé. Frais d’ouverture de dossier, frais d’installation, abonnement mensuel, prix de chaque option, fréquence et forme des factures, modalités de paiement.
- Les informations personnelles. La plateforme a accès à la fiche de la personne : demandez quelles informations y figurent, et qui peut les consulter.
- Le crédit d’impôt. Le prestataire remet-il l’attestation ou les factures utiles à votre déclaration ?
Quelles alternatives à la téléassistance classique ?
La téléassistance n’est pas la seule façon de se sécuriser. Chaque solution a ses limites, et il vaut mieux savoir ce qu’elle permet vraiment.
La montre connectée ou « montre de sécurité »
Certaines montres proposent un bouton d’appel d’urgence, parfois un détecteur de chute et une localisation. Il n’existe pas de « meilleure montre » valable pour tout le monde : tout dépend du besoin et de la personne. Ce site ne classe aucun modèle. Avant d’en choisir une, posez-vous ces questions :
- l’alerte part-elle vers une plateforme avec un opérateur, ou seulement vers les téléphones de quelques proches ?
- la montre fonctionne-t-elle seule, ou faut-il un téléphone à côté ?
- faut-il la recharger souvent, et la personne y pense-t-elle ?
- un abonnement de téléphonie ou de données est-il nécessaire, et à quel prix ?
- est-elle étanche, et la personne la garde-t-elle à la douche ?
Le téléphone portable simplifié
Un téléphone avec de grosses touches et une touche d’appel rapide peut rassurer, à condition de l’avoir sur soi. Un téléphone posé sur la table ne sert à rien quand on est au sol dans la salle de bains. Il ne remplace pas un déclencheur porté en permanence.
Les voisins, les proches et le réseau local
Un réseau humain reste précieux, et la téléassistance elle-même s’appuie dessus, puisque l’opérateur appelle les personnes de la liste. Quelques habitudes simples aident : un appel quotidien à heure fixe, un double des clés confié à un voisin de confiance, une visite régulière. Pour une présence plus régulière, une aide à domicile peut intervenir plusieurs fois par semaine.
Réduire le risque de chute dans le logement
Une alerte intervient après l’incident ; mieux vaut aussi le prévenir. Un logement plus sûr (éclairage, salle de bains, escalier) réduit les risques. Le dossier monte-escalier : prix et aides traite des escaliers, et la page officielle MaPrimeAdapt’ de France Rénov’ présente l’aide pour adapter son logement.
Comment mettre en place une téléassistance : la marche à suivre
- En parler avec la personne. Elle doit être d’accord et accepter de porter le déclencheur en permanence.
- Se renseigner localement. Contactez la mairie, le CCAS ou le point d’information local, qui donnent les coordonnées des organismes proches et informent sur les aides.
- Interroger les aides. APA si la personne en bénéficie, caisse de retraite après une hospitalisation, mairie, mutuelle. Demandez une réponse écrite.
- Demander plusieurs offres écrites. Comparez le prix total sur un an, frais d’installation et options compris.
- Relire le contrat. Reprenez la liste des points à vérifier plus haut.
- Remplir la fiche avec soin. Choisissez les personnes à prévenir avec leur accord, et vérifiez que leurs numéros sont à jour.
- Tester le matériel. Faites un essai avec la centrale le jour de l’installation, puis de temps en temps.
- Garder les factures. Elles servent pour le crédit d’impôt et, le cas échéant, pour les aides.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre téléassistance et téléalarme ?
D’après le portail officiel pour les personnes âgées, la téléalarme envoie une alerte en cas de chute. La téléassistance envoie une alerte et permet aussi d’échanger de vive voix avec une plateforme d’assistance, joignable 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. L’opérateur peut ainsi évaluer la situation et prévenir un proche ou les secours.
Quel est le prix d’une téléassistance par mois ?
Il n’y a pas de tarif national. Une fiche de CCAS mise à jour en 2025 relève des abonnements de 7 à 50 euros par mois, selon le matériel et les options. Ajoutez les frais d’installation éventuels et le prix des options (détecteur de chute, GPS). Demandez toujours le coût total sur un an avant de signer.
La téléassistance peut-elle être gratuite ?
Pas automatiquement. Le portail officiel indique que des aides peuvent prendre en charge tout ou partie du coût : l’APA (GIR 1 à 4), la caisse de retraite, la mairie, ou une mutuelle selon le contrat. Il faut en faire la demande. Le crédit d’impôt de 50 % réduit aussi la dépense finale.
Peut-on déduire la téléassistance de ses impôts ?
Oui. Service-public.fr (page vérifiée le 15 avril 2026) indique que la téléassistance donne droit au crédit d’impôt de 50 % « services à la personne », dans la limite d’un plafond annuel de dépenses. Il faut déclarer la dépense, garder les factures, déduire les aides reçues et choisir un prestataire déclaré.
La mutuelle prend-elle en charge la téléassistance ?
Cela dépend du contrat. Certaines mutuelles et caisses de retraite complémentaire aident à financer l’appareil ou l’abonnement, d’après une fiche de CCAS. Relisez votre tableau de garanties, puis demandez à votre mutuelle, par écrit, si elle participe, sur quoi, et pendant combien de temps. Ce site ne compare pas les contrats.
Quelles aides existent pour les plus de 80 ans ?
Il n’y a pas d’aide propre à la téléassistance liée à l’âge. Les pistes sont l’APA à domicile si la perte d’autonomie est évaluée en GIR 1 à 4, l’aide de la caisse de retraite (souvent après une hospitalisation), la participation de la mairie et le crédit d’impôt. Le point d’information local oriente vers les bons interlocuteurs.
Quelle est la meilleure montre de sécurité pour une personne âgée ?
Il n’existe pas de meilleure montre pour tous. Regardez où part l’alerte (plateforme avec opérateur ou téléphones de proches), l’étanchéité, l’autonomie de la batterie, la nécessité d’un téléphone ou d’un abonnement, et la présence d’un détecteur de chute. La personne doit aussi accepter de la porter tous les jours.
Faut-il une ligne téléphonique ou internet pour une téléassistance ?
Pas forcément. Une fiche de CCAS indique que, si la personne n’a pas de connexion internet, certaines sociétés proposent un matériel qui fonctionne avec le réseau mobile. La MSA conseille de demander quelle solution est proposée sans ligne téléphonique, et quelle alternative existe en cas de coupure d’électricité.
Sources officielles consultées
- Pour les personnes âgées (portail officiel) · La téléassistance
- Pour les personnes âgées (portail officiel) · Les aides financières pour la téléassistance
- Pour les personnes âgées (portail officiel) · La téléassistance : comment ça marche ? (facile à lire)
- Pour les personnes âgées (portail officiel) · Les aides des caisses de retraite
- Service-public.fr · Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile (vérifié le 15 avril 2026)
- MSA · Téléassistance : comment faire le bon choix ?
- CCAS d’Aix-en-Provence · Fiche téléassistance (mise à jour 2025)
Textes relus le 30 octobre 2026. Les montants évoluent, en général au 1er janvier ou au 1er avril.
Qui a écrit cet article
Claire Benhamou · Pense d'abord à l'escalier
Commence toujours par demander s'il y a des marches. Elle écrit sur la perte d'autonomie, l'APA, l'aide à domicile et les aidants, en partant des démarches réelles auprès du département.